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Peu à peu je réapprend. La vie ici, à l'endroit où j'ai grandi. Même si je suis partie depuis tellement de temps, même si il y a eu d'autres villes, d'autres pays, d'autres chez moi c'est d'ici que je suis. Je réapprends les fruits mûrs et sucrés, les tomates, le ciel et le vent, l'attente impatiente des figues, la lumière dans les feuilles du jardin, toujours différente et toujours enchantante, la plage de septembre sans les visiteurs en vacances, la plage lisse et calme, et personne d'autre que moi et mon Joli pour marcher dans le sable et jouer dans l'eau du matin. Je profite de ce mois de vraies vacances, parce que la semaine prochaine nous irons rejoindre le Prince de papa à Londres où son école a commencé ce matin, parce que dans une semaine il fera gris et pluie et qu'on profitera différement des accents anglais, des copains avec nouveaux bébés, de tous les litres de thé et de tous les gâteaux qu'il faudra bien faire pour aller avec. Parce qu'après il faudra bien que la vie se remette en marche, que l'on se mette à tout déballer, qu'on se réinvente une vie bien à nous, avec un peu (si peu) de régularité. En attendant ce matin nous sommes allés au café retrouver "l'autre grand-mère", comme dit le Joli en parlant de la mienne de grand-mère. Et puis nous avons marché sur le petit muret du front de mer, et puis dans le sable jusqu'à l'eau, on a ramassé des coquillages (relachés à la mer aussitôt) et puis on s'est baigné, et puis on a joué dans le sable mouillé, et puis tout en jouant l'enfant à mangé le pain le plus croustillant qui soit, collant, et recouvert d'une fine couche de sable croquant.